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11.09.2007

L'envers du décor

Extraits d’articles publiés sur http://www.e-llico.com

Enseignant muté pour un profil sexuel sur internet: le CGL-Paris parle d'homophobie

Des élèves sont parvenus à se connecter sur un site Internet de rencontres pour adultes homosexuels, y ont trouvé le profil de leur enseignant, avec une photo où on le voit nu de dos. A partir de cette "découverte", ils ont mis au courant certains enseignants et l'un d'entre eux a adressé une lettre à sa hiérachie qui a déclenché le processus de sanction.

En réalité, le professeur a été convoqué au rectorat de Rouen où lui a été proposée une mutation qu’il a dû accepter afin d'éviter le risque d'être frappé d'une mesure disciplinaire.

12 et 11 ans de prison pour deux agresseurs d'un couple d'homosexuels

Le procès des deux hommes condamnés par les assises des Yvelines à 12 et 11 ans de prison pour avoir volé, séquestré et torturé un couple d'homosexuels à leur domicile de Rambouillet en juillet 2005, a été celui, selon la défense, de "l'homophobie inconsciente et ambiante".

Enquête sur l'homophobie en milieu scolaire : des chiffres alarmants

Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
58% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'actes homophobes.
Le lycée (40 % des cas) et le collège (38 %) sont les lieux privilégiés de ces actes homophobes.
Les manifestations de l'homophobie sont principalement des moqueries (29 % des cas) et insultes (26 %). Toutefois, dans 5 % des cas il y a coups et blessures.
Ces faits sont souvent renouvelés ou permanents (46 %).
Autre information inquiétante : 21 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'homophobie de la part de l'institution (encadrement, administration).

Les conséquences de cette homophobie apparaissent alarmantes en termes d'incidences sur la scolarité et la santé des personnes qui ont sont victimes. Baisse des notes (16 %), mal-être, déprime (35 %), conduites à risques (9 %), ou tentatives de suicide (5 %) en sont les principaux symptômes.

Face à ces faits, la réaction de l'institution apparaît insuffisante quand elle n'est pas inexistante. Globalement, les faits restent souvent ignorés des adultes. 44 % des victimes n'ont jamais osé en parler et quand la situation est connue, seulement 5 % d'entre-elles déclarent avoir reçu un soutien de la part de l'encadrement.

Les victimes estiment pour 89 % d'entre elles que l'homophobie est passée sous silence dans les manuels scolaires et à 79 % par les enseignant-e-s. 88 % sont d'avis que l'Éducation Nationale ne fait pas ce qu'il faut et 90 % d'entre-elles pensent que les personnels devraient être formés à la lutte contre l'homophobie.

Face à ce constat, SOS homophobie interpelle à nouveau les autorités publiques pour la mise en place, conformément aux engagements du Président de la République, d'une véritable politique de lutte contre l'homophobie.

Commentaires

j'aimerais bien voir l'équipe en photo sur le blog au fait ... notamment le téton de Jimmy puisqu'il a dit à l'antenne qu'il l'avait fait piercer !

Ecrit par : Tony-Jacques | 14.09.2007

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